De Beckenbauer à Cafu, onze grands noms qui ont fini contre les Bleus

Publié le 1er novembre 2017, mis à jour le 2 novembre 2017

On pourrait constituer une bien belle équipe avec les grands noms dont la carrière internationale s’est achevée contre l’équipe de France. C’est d’ailleurs ce qu’on a fait.

Notre onze, qui ne prétend pas à l’exhaustivité (on a retenu dans cette liste uniquement des grands noms) n’est évidemment pas équilibré, avec un 3-3-3-1 doté d’une défense à l’italienne, d’un milieu créatif et d’une attaque un peu en dessous, pour le coup.

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Franz Beckenbauer, le 23 février 1977 (France-RFA, 1-0)

En cet hiver-là, le Kaiser Franz a un peu la tête ailleurs. Gavé de titres (champion d’Europe 1972, champion du monde 1974, Ballon d’or 1972 et 1976, triple vainqueur de la Coupe d’Europe des champions avec le Bayern (1974, 1975 et 1976), il est repu et rêve des Etats-Unis, qu’il va rejoindre quelques semaines plus tard en signant au New York Cosmos. Sans doute aura-t-il pris à la légère ce match contre les petits français, mais ce n’était pas une bonne idée : le duo Platini-Rouyer fait des misères à la défense allemande, et le second marque le seul but du match. Après 103 sélections, Beckenbauer tire sa révérence à 31 ans.

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Johan Neeskens et Johnny Rep, le 18 novembre 1981 (France-Pays-Bas, 2-0)

Pour aller à la Coupe du monde en Espagne, les Bleus n’ont pas le choix : il faut battre un monument du football européen, les Pays-Bas, finalistes mondiaux et malheureux en 1974 et 1978. Cruyff et Rensenbrink ne sont plus là, mais les Oranje ont de beaux restes en la personne du capitaine Rudi Krol, le milieu Johan Neeskens et l’attaquant Johnny Rep qui fait chavirer les cœurs à Saint-Etienne. Il faut toute l’audace de Michel Hidalgo pour oser aligner un milieu de terrain improbable (Genghini, Platini, Giresse) et arracher la victoire en deuxième mi-temps. C’est la fin d’une époque pour les Hollandais, qui mettront six ans avant de s’en remettre et de gagner l’Euro 88. Neeskens (49 sélections) et Rep (42 capes) quittent la scène internationale ce soir d’automne à Paris.

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Antonin Panenka, le 24 juin 1982 (France—Tchécoslovaquie, 1-1)

Avant d’être le geste technique le plus détesté par les gardiens de but, Antonin Panenka était un milieu offensif tchécoslovaque et moustachu, champion d’Europe 1976. Au Mondial espagnol, c’est la quatrième fois qu’il croise la route des Bleus, et il leur a déjà marqué deux buts. Quand Bossis commet une faute sur Vizek, c’est lui qui s’avance pour tirer le pénalty et battre Jean-Luc Ettori. C’est son 17e but en 59 sélections, son dernier aussi car Manuel Amoros sauve un ultime ballon sur la ligne et la Tchécoslovaquie est éliminée.

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Gaetano Scirea, le 17 juin 1986 (France-Italie, 2-0)

L’histoire retiendra que c’est au stade olympique de Mexico, celui-là même où s’est illustré Bob Beamon aux JO de 1968, que Gaetano Scirea, l’élégance défensive par excellence, a quitté la Squadra Azzura avec laquelle il a été sacré champion du monde quatre ans plus tôt. Pour sa 78e sélection, il est piégé par son partenaire de club, Michel Platini, qui a eu le temps d’apprendre l’art et la manière de plier un match et ne plus lâcher le morceau. Il mourra prématurément à 36 ans d’un accident de voiture.

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Zico et Socrates, le 21 juin 1986 (Brésil-France, 1-1)

Il y a des matchs comme celui-là où on aurait préféré voir les Bleus battus plutôt que vainqueurs. Sous le soleil brûlant de Guadalajara, la grande équipe brésilienne de Tele Santana semble plus forte que celle de 1982. Elle est en tout cas dominatrice et l’équipe de France manque de couler à pic dans la première demi-heure avant de s’accrocher, égaliser et tenir tête aux Auriverde dans un combat épique et flamboyant ou Socrates (60 sélections, capitaine), sillonne le terrain de ses grandes foulées.

Mais Zico (71 capes), entré à vingt minutes de la fin, manque un pénalty que Bats sort, Socrates frôle un ballon décisif au second poteau en prolongation et échoue dans la séance de tirs au but, Bats réalisant un nouvel exploit. Avec eux disparaît le Brésil de Leonidas, Pelé et Garrincha. Et une certaine idée du jeu.

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Giuseppe Bergomi et Gianluca Pagliuca, le 3 juillet 1998 (France-Italie, 0-0)

A 34 ans, Bergomi est un revenant. Champion du monde en 1982 à 18 ans, il quitte une première fois la Squadra Azurra en 1991, puis est rappelé pour disputer le Mondial en France par Arrigho Sacchi. Remplaçant au début de la compétition, il profite de la blessure de Nesta contre l’Autriche pour prendre le couloir droit de la défense. Il musèle Thierry Henry mais perd le quart de finale contre la France aux tirs au but. Après 81 sélections, Beppe s’en va la tête haute.

Dans les cages, Gianluca Pagliuca tient bon pendant 120 minutes, arrête le tir au but de Lizarazu mais s’incline sur ceux de Zidane, Trezeguet, Henry et Blanc. Après 39 sélections, le finaliste de la Coupe du monde 1994 met un terme à sa carrière internationale. Sur le banc, un jeune gardien de 20 ans prend note de ce qu’il voit. Huit ans plus tard, Gianluigi Buffon tiendra sa revanche.

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Cafu et Roberto Carlos, 1er juillet 2006 (Brésil-France, 0-1)

Vingt ans après, Français et Brésiliens se disputent une place dans le dernier carré mondial. Les Espagnols voulaient mettre Zidane à la retraite, mais Zidane est toujours là, et contre ses coéquipiers Ronaldo et Roberto Carlos, c’est lui qui mène la danse. Si Ronaldo rejouera une fois pour le fun un quart d’heure en juin 2011, on peut considérer que son dernier vrai match est celui de Francfort. Pour Cafu (143 sélections et deux Coupes du monde en 1994 et 2002) et Roberto Carlos (125 capes, champion du monde 2002), c’est la fin de la route.

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pour finir...

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