Une compétition oubliée, la Minicopa

Publié le 12 mai 2022 - Pierre Cazal - 1

En juin 1972, le Brésil fête les cent cinquante ans de son indépendance en organisant la Minicopa, ou Taça da Independança. Avec vingt sélections invitées dont la France, qui s’en sorti honorablement et fut éliminée sans perdre.

Si les Bleus tiennent aujourd’hui le haut du pavé, ils tenaient, pour plagier l’humoriste Fernand Reynaud, le bas du fossé il y a 50 ans. Eliminés de la Coupe du monde 1970 (le nom d’Iversen dit certainement quelque chose aux plus de 70 ans !), puis de l’Euro 1972, il est heureux pour eux que le classement FIFA n’ait pas encore existé, parce qu’ils y auraient pointé en deçà de la vingtième place !

Au milieu de cet océan de médiocrité, qui mérite l’oubli dans lequel il est tombé, émerge pourtant un îlot, qui s’appelle Minicopa, ou, en portugais, Taça da Independença.

De quoi s’agit-il ? D’une compétition organisée par le Brésil, mais estampillée FIFA, destinée à fêter le 150ème anniversaire de l’indépendance du Brésil (1822), vis-à-vis du Portugal qui l’avait colonisé depuis l’an 1500, et y avait importé un nombre conséquent d’esclaves africains (dont le « roi Pelé » est un descendant lointain…). Attention : pas un petit tournoi de rien du tout, bien au contraire : pas moins de 20 équipes nationales y jouèrent dans 10 villes, de Bahia à Curitiba, en passant par Rio, Sao et même Manaus, à une époque où la phase finale d’une Coupe du monde n’en réunissait que 16, et le Championnat d’Europe 4 à peine !

Rivaliser avec la Coupe du monde

C’était le président de la Fédération brésilienne, Jean-Marie-Faustin Godefroid de Havelange (qui allait succéder à l’anglais Stanley Rous à la tête de la FIFA deux ans après) qui en avait eu l’idée et avait lancé les invitations, car il ne pouvait être question de qualifications pour ce tournoi officieux, qui ambitionnait de rivaliser avec la Coupe du monde.

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La France fut invitée très tôt, dès le 9 février 1971, par Havelange de passage à Paris. Pourquoi la France, dont le niveau de l’équipe nationale d’alors était proche du zéro ? Par francophilie, sans doute : Havelange était d’origine belge, et parlait un français parfait. Et puis Jules Rimet, qui avait créé la Coupe du monde et l’avait donnée en 1930 à l’Amérique du sud envers et contre tous, était très respecté au Brésil. Enfin, les Bleus avaient fait une tournée assez réussie en janvier 1971 en Amérique du Sud, au cours de laquelle Havelange avait assisté dans les tribunes du stade de Porto Alegre à leur victoire (3-1) aux dépens de l’Internacional de Porto Alegre, où évoluaient pas moins de 4 internationaux brésiliens (Paulo Cesar Carpeggiani, Carbone, Claudiomiro et Valdomiro), ce qui le rassurait sur son niveau.

La Taça comportait deux tours : 5 équipes étaient qualifiées d’office pour le second tour, correspondant aux gagnants des 9 Coupes du monde déjà disputées de 1930 à 1970, à savoir l’Uruguay (vainqueur en 1930 et 1950), l’Italie (1934 et 1938) l’Allemagne (1954), le Brésil (1958 et 1962) et l’Angleterre (1966) ; les 15 autres équipes invitées, réparties en trois groupes de 5, devaient se battre pour trois places à peine au second tour ! Mais le problème, c’est que l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie se défilèrent, obligeant Havelange à trouver des remplaçants, qui furent l’Ecosse, la Tchécoslovaquie et l’URSS. Pourquoi pas, sauf que leur place réservée au second tour sans avoir à se qualifier ne se justifiait plus, aucun des trois n’ayant gagné la Coupe du monde.

Mais il était trop tard pour refaire tout le planning de l’épreuve, qui y a perdu de son sens. Le Brésil et l’Uruguay, seuls vainqueurs de la Coupe du monde restants, furent répartis dans deux groupes distincts du second tour. Les trois vainqueurs des groupes du premier tour, l’Argentine, le Portugal et la Yougoslavie furent mélangés aux trois invités remplaçants, et répartis par tirage au sort dans les groupes du second tour.

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Une finale historique Brésil-Portugal

Ceux-ci (on n’en donnera pas le détail, qui serait fastidieux) désignèrent les deux finalistes de la Taça, ainsi que ceux qui disputèrent le match de classement, car match de classement il y eut, exactement comme à la Coupe du monde. Ironie, non du sort, mais de la compétition, la finale opposa le Brésil (comme attendu) au Portugal, l’ancienne puissance colonisatrice ! Heureusement, depuis 1822, les esprits avaient largement eu le temps de se calmer, et il n’y eut aucun incident. Le Brésil (champion du monde en titre, on le rappelle) gagna petitement 1-0, et encore, grâce à un but de la tête réussi à la 89 ème minute par Jairzinho (que l’on vit brièvement sous les couleurs de l’OM plus tard).

Voici, par curiosité, la formation du Brésil : Leao, Ze Maria, Brito, Vantuir, Marco Antonio (puis Rodrigues Neto), Clodoaldo, Gerson, Jairzinho, Tostao, Leivinha (puis Dario), Rivelino (coach : Zagallo).

Pelé avait mis fin à sa carrière internationale après la Coupe du monde 1970, et on retrouvait dans cette équipe du Brésil pas moins de 7 champions du monde (plus l’autre Paulo Cesar –Lima-, qu’on a vu également à l’OM, sur le banc), dirigés par le mythique Mario Zagallo, deux coupes du monde au compteur en tant que joueur, une en tant que coach, plus la finale perdue de 1998, qui dit mieux ?

Venons-en à la France.

Elle avait été placée dans le groupe A, pour le premier tour. Il comprenait l’Argentine (grand favori, et qui se qualifia, du reste, mais pas si glorieusement qu’espéré), la Colombie, ainsi que deux sélections continentales, celle de la CAF (Confédération Africaine de Football) et celle de la Concacaf (Confederation Of North, Central And Caribbean Association Football).

Pas de Congo ni de Maroc pour l’Afrique

Un petit mot sur ces deux équipes pour le moins surprenantes. Havelange avait tenu à inviter un représentant de chacune des confédérations composant la FIFA : l’Asie avait désigné l’Iran, la Concacaf avait d’abord désigné le Mexique, et l’Afrique recula devant l’idée de désigner le gagnant de la CAN (la Coupe d’Afrique des Nations) qui en mars 1972 fut le Congo. Pourquoi ? Sans doute parce que l’Afrique n’avait alors été représentée en Coupe du monde que par le Maroc, et que le Maroc refusa, non seulement d’aller au Brésil, mais même de mettre à disposition de l’équipe d’Afrique le moindre de ses joueurs ; aucune équipe d’Afrique subsaharienne ne s’était alors testée face à des équipes européennes ou sud-américaines. Au mieux, en 1972, les équipes du Bénin, du Burkina Faso et du Togo affrontèrent-elles l’équipe de France amateur, et non l’équipe A, professionnelle.

Sans le dire, on craignait une déroute... Alors la CAF se résolut-elle, en septembre 1971, à mettre sur pied une sélection composite. Elle désigna un trio de sélectionneurs, le Ghanéen Charles Gyamfi, l’Egyptien Mohammed El Guindi, et l’Algérien Rachid Mekhloufi, bien connu en France pour avoir longtemps joué sous le maillot vert, et même pour avoir porté le maillot bleu à 4 occasions avant 1958, année où il décida de rejoindre l’équipe du FLN en lutte pour l’indépendance. 17 joueurs, originaires de 10 pays africains, furent réunis à Dakar, pour partir sans préparation aucune vers le Brésil.

Patchwork africain, mosaïque d’Amérique centrale

Il s’agissait de quatre Ghanéens (Edward Acquah, Edward Gnacadia, John Eshun, Malik Jabir), deux Congolais (François M’Pelé, Noël Minga), deux Egyptiens (Mustafa Hani, Hassan Shehata), deux Guinéens (Maxime Camara, Ibrahima Keita, dit Petit Sory), deux Algériens (Tahar Benferhat, Miloud Hadefi), un Ivoirien (Laurent Pokou), un Togolais (Tommy Sylvestre) un Camerounais (Jean-Pierre Tokoto) un Tunisien (Sadok Attouga) et un Sénégalais (Louis Gomis). M’Pelé, Pokou et Tokoto ont joué en France, plus tard.

Ce patchwork trouva une unité au fil du tournoi, commençant difficilement par deux défaites (Argentine et France 0-2), puis arrachant un match nul (Concacaf 0-0), pour finir par un beau succès aux dépens de la Colombie (3-0). Le jeu d’équipe faisait cruellement défaut, ce qui explique l’incapacité à marquer des buts lors des trois premières rencontres, en dépit du brio de Pokou ou du petit ailier Keita, surnommé Petit Sory, véritable vedette du football africain, chacun s’enfermant dans des percées individuelles et improvisées, malgré les efforts du coach Rachid Mekhloufi pour tenter d’organiser le jeu.

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Quant à l’équipe de la Concacaf, à la suite du forfait du Mexique qui préférait privilégier son championnat, c’est un « mix » entre l’équipe de Haïti et celle du Honduras qui fut choisi, plutôt qu’une mosaïque de joueurs, comme les Africains. Six Haïtiens : le gardien Henri Françillon (de grande valeur), le défenseur Wilner Nazaire (qui joua pour Valenciennes), les milieux Philippe Vorbé et Jean-Claude Désir, les avants Claude Barthélémy (on rappelle que Haïti est une ancienne colonie française émancipée depuis 1804, d’où les noms et prénoms français), et surtout Emmanuel Sanon. Ce dernier, 65 sélections, auteur de 37 buts, était très talentueux, et le monde le découvrit à l’occasion de la Coupe du monde 1974, en Allemagne. Cinq Honduriens : Jose Luis Cruz, Miguel Angel Matamoros, Jose Bulnes (34 sélections), Ramon Paz et Jorge « El Indio » Urquia (11 sélections), tous du même club, Olimpia de Tegucigalpa, la capitale de cet état d’Amérique Centrale. S’y adjoignirent à titre de remplaçants deux Mexicains plutôt inconnus au bataillon (Flores et Valverde).

Pourquoi Haïti, et pourquoi le Honduras, du reste ? Haïti avait terminé à la seconde place de la Coupe des nations de la Concacaf en 1971, derrière le Mexique, et la gagnera en 1973, se qualifiant par là-même pour la Coupe du monde ; c’était clairement l’équipe en forme du moment. En ce qui concerne le Honduras, par contre, c’est moins clair ; on se rappelle l’affaire de la « Guerre de cent heures » opposant Honduras et Salvador, en 1969, attisée par les matches éliminatoires pour la Coupe du monde 1970, et qui, bien que ne durant que 4 jours, avait fait beaucoup de victimes et créé un fort ressentiment entre les deux pays voisins, l’un surpeuplé (El Salvador), et l’autre non (densité de population 7 fois moindre), ce qui créait des tensions migratoires, dont le football n’avait été qu’un exutoire. Ce sont les performances de l’Olimpia Tegucigalpa, dominateur en Amérique Centrale, qui expliquent le choix de la Concacaf.

Les Bleus déroulent sous une chaleur accablante

La rencontre entre la France et l’équipe de la Concacaf représentait un évènement pour l’un, car ni Haïti, ni le Honduras n’avaient alors affronté la moindre équipe européenne, et un non-évènement pour l’autre. Les Bleus l’emportèrent 5-0 sous une chaleur d’enfer, ne mettant le turbo qu’à partir du moment où Georges Lech entra sur le terrain (sur la suggestion de Michel Hidalgo, alors adjoint du sélectionneur Georges Boulogne), en deuxième mi-temps ; 4 buts s’ensuivirent, dont 3 au crédit de l’avant-centre des Verts Hervé Revelli. C’était un dimanche, le 11 juin 1972.

Quatre jours plus tard, sous la même chaleur écrasante et devant un public encourageant chaudement (c’est le cas de le dire) les Africains en raison des racines communes, les Bleus, sifflés d’abondance, affrontèrent l’équipe managée par Rachid Mekhloufi, qui eut l’occasion de saluer ses ex-coéquipiers Carnus et Larqué, sur le banc de touche. L’opposition des styles fut frappante : d’un côté une équipe plus athlétique, mais confondant vitesse et précipitation, individualiste et impétueuse (un expulsé, Hadefi, pour avoir craché sur l’arbitre), de l’autre, une équipe calme, procédant par passes courtes et contre-attaques (les deux buts vinrent de façon similaire des ailiers Blanchet et Floch, lancés en profondeur). 2-0 pour la France.


 

Vint le tour de la Colombie, adversaire alors inconnu pour les Français, trois jours plus tard, soit trois matches dans la même semaine par 35 degrés à l’ombre (et 50 au soleil, car les matches se jouaient à 15 heures), avec retour à Bahia, après Maceio dans l’état de Sergipe, à 650 km de là, donc pas mal d’usure physique. Boulogne fit tourner l’effectif, lançant quatre joueurs nouveaux (Carnus, Jodar, Molitor, Loubet), plus Adams qui n’avait joué que 18 minutes contre la sélection d’Afrique. La domination technique fut colombienne, dans un style très sud-américain de passes courtes redoublées au milieu du terrain, et si Charly Loubet, par deux fois, fit valoir sa vivacité et sa technique en scorant, ce fut Carnus qui sauva la baraque par ses arrêts. 3-2, un pénalty de chaque côté, et les Bleus alignaient une série de trois victoires tout à fait inusitée !

L’Argentine passe à la différence de buts

La qualification (un mot oublié pour le sélectionneur Boulogne, qui n’a jamais réussi à qualifier les Bleus, ni en 1970, ni en 1972, ni en 1974) ne tenait qu’à un match, le dernier, contre le gros morceau du groupe il est vrai, l’Argentine. Un an auparavant, lors de la tournée évoquée plus haut, les Bleus avaient déjà affronté l’Albiceleste, se permettant même de la battre à Buenos-Aires 4-3 (un exploit jamais renouvelé), avant de perdre le second match, à Mar del Plata (0-2). Ce qui voulait quand même dire que l’équipe de France n’était pas forcément perdante d’avancesur terrain neutre, à Bahia.

Hélas, l’Argentine bénéficiait de l’avantage à la différence de buts avant le match (car il n’était question ni de prolongations, ni de tirs au but alors) : 13 buts à 1, contre 10 à 2 pour les Français… ce qui voulait dire qu’un match nul suffisait aux Argentins, et qu’ils s’employèrent à le préserver. C’était pourtant une équipe brillante, comportant quatre joueurs qu’on a vu évoluer en championnat de France : les défenseurs Hugo Bargas (à Nantes) et Osvaldo Piazza (à Saint-Etienne), le milieu Omar Pastoriza (à Monaco) et le buteur Carlos Bianchi (au PSG notamment).

Doit-on s’étonner que les Argentins ne cherchèrent jamais à gagner le match, et se contentèrent de geler le jeu au milieu du terrain, avec l’habileté technique qui les caractérise ? De plus, ils furent servis par le brio de leur gardien de but Santorro qui accomplit cinq arrêts décisifs. La presse reprocha aux Bleus de n’avoir pas tout donné, et il est indéniable que le schéma de jeu prôné par Boulogne était défensif : mais Hervé Revelli vit trois de ses tirs détournés par Santorro, et le sentiment que ce gardien de but, en état de grâce, était imbattable poussa l’équipe à la résignation. Boulogne crut bon de commenter en déclarant : « C’est mieux ainsi, une qualification nous aurait donné des illusions », trahissant son consternant manque d’ambition, qui imprégnait ses joueurs.


 

Une équipe de France sans supplément d’âme

Demi-succès, donc, puisque l’équipe de France sortit du tournoi invaincue, ce qui ne lui était jamais arrivé et n’était pas près de se reproduire, mais demi-échec aussi pour n’avoir pas trouvé ce fameux « supplément d’âme » qui permet de renverser les situations et d’arracher des victoires. Le bout du tunnel n’était pas encore en vue, et pas pour cette génération des années 1970.

Ont participé à cette Minicopa : Dominique Baratelli (2 matches, 0 but encaissé) et Georges Carnus (2 matchs, 2 buts) dans les cages ; Jean Djorkaeff (le père de Youri, 4 matches), Claude Quittet (3), Marius Trésor (3), Jean-Paul Rostagni (2), Jean-Pierre Adams (1) et Jean-François Jodar (1) à l’arrière ; Jean-Michel Larqué (2), Georges Lech (4) Henri Michel (4) et Michel Mézy (3) au milieu de terrain d’un 4-3-3 défensif ; Bernard Blanchet (3 matchs, 1 but marqué) , Louis Floch (4 bouts de match, 1 but) Hervé Revelli (3 matchs, 3buts), Georges Bereta (4 matchs, 1 but), Charly Loubet (2 matchs, 2 buts) et Marco Molitor (1 match, 1 but) à l’avant ;
Restèrent sur le banc : Roger Jouve et Patrick Revelli.
Sélectionneur : Georges Boulogne et son adjoint Michel Hidalgo.

Que manquait-il à cette équipe, que Michel Hidalgo, alors adjoint, sut plus tard trouver ? Le talent et le leadership de Platini, certainement. Georges Lech avait autant de talent, mais pas de leadership du tout, trop effacé, dénué de « grinta », comme on dit en Italie, de mordant. A l’avant, les Rocheteau, Lacombe et Six n’avaient ni plus de talent, ni plus de mordant que les Revelli, Loubet ou Floch. Dans les buts, Carnus avait bien plus de talent que les trois gardiens de 1982 additionnés, et Trésor était déjà là, bien aidé par Jean Djorkaeff, qui valait largement Amoros. A ceux qui pourraient s’étonner de telles appréciations, je précise que j’ai vu personnellement tous les matches des Bleus depuis 1962, et qu’on ne doit pas être très nombreux dans ce cas !

Alors ? Alors je pense que la différence provient du fait qu’en 1972, l’équipe de France était « vieux jeu », dans la mesure où elle jouait encore comme en 1960, sans intensité, sans vigueur athlétique dans les duels, sans pressing collectif (tout le monde défend, tout le monde attaque, l’équipe joue en bloc haut ou bas)… et sans confiance. Georges Boulogne insistait beaucoup sur la résistance physique, mais il était étranger aux principes qui animaient des équipes novatrices comme la Hollande et son « totalvoetbal », que chercha plus tard à appliquer Stefan Kovacs, qui avait dirigé l’Ajax d’Amsterdam.

La Minicopa aurait pu donner cette confiance, si les Bleus étaient parvenus au second tour au cours duquel ils se seraient mesurés au Portugal, à l’URSS et à l’Uruguay, aucune de ces équipes n’étant a priori hors de portée des Français, dans un bon jour. La preuve : les Bleus battirent l’URSS dès octobre 1972 (1-0), avec une équipe similaire à celle de la Minicopa, plus Serge Chiesa ; ils furent battus par le Portugal (1-2) en mars 1973, mais d’un seul but, inscrit à la 87ème minute, ce qui veut dire qu’ils avaient fait jeu égal avec les finalistes de la Minicopa.

Mais ils avaient laissé passer le coche à Bahia…

Vos commentaires

  • Le 12 mai à 20:51, par Richard Coudrais En réponse à : Une compétition oubliée, la Minicopa

    Le défenseur hondurien José Fernando Bulnes a inscrit, contre son camp, le quatrième but des Français contre l’équipe du Concacaf (5-0). Il reste malgré cet incident un grand nom du football hondurien : il a participé au fameux Honduras-Salvador qui déclencha la « Guerre du Foot » de 1969. Treize ans plus tard, il est toujours titulaire au sein de la belle équipe hondurienne qui dispute la Coupe du monde 1982...

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