1954-2014 : vingt-trois numéros en héritage

Publié le 12 juin 2014, mis à jour le 5 mai 2015

PNG - 20.3 koQuels joueurs français ont porté le numéro 5 en coupe du monde avant Sakho ? De qui Benzema est-il l’héritier avec son numéro 10 ? Quels maillots ont le plus tourné ? Petit historique depuis 1954.

La numérotation des maillots a été appliquée pour la première fois en coupe du monde en 1954, en Suisse. Il est donc possible depuis cette date de dresser, pour chaque numéro de maillot (22 jusqu’en 1998, 23 depuis 2002), la liste des joueurs qui les ont portés. Afin que ceux qui représentent l’équipe de France au Brésil sachent de qui ils sont les héritiers.

Nous avons choisi de représenter ce travail non pas sous la forme d’un tableau, mais plutôt par chacun des 23 maillots de l’équipe actuelle sur lesquels figurent les noms de leurs possesseurs successifs. Les numéros 1, 16 et 23 sont donc les tenues des gardiens, même si on verra que par le passé, des portiers ont endossé d’autres maillots.

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Pas d’ambiguïté pour le numéro 1, qui a toujours été attribué à un gardien. Avant Hugo Lloris, seul Dominique Baratelli l’avait gardé deux fois, mais ça ne lui a pas porté chance, puisqu’il n’a joué qu’un bout de match contre l’Argentine en 1978, et rien du tout en 1982 alors qu’il partait a priori comme titulaire. De 1998 à 2006, c’est le deuxième gardien qui a récupéré le 1, Barthez ayant choisi le 16.

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Deux gardiens figurent dans cette liste d’arrières latéraux où s’est faufilé Boumsong en 2006 : César Ruminski en 1954 et Dominique Colonna en 1958. A l’époque, les numéros étaient attribués par ligne et par ordre alphabétique. Plus récemment, Amoros et Candela l’ont porté deux fois.

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Ecore deux gardiens chez les numéros 3, Claude Abbes en 1954 et François Remetter en 1958. Ce dernier était d’ailleurs titulaire en Suède avant d’être remplacé par le premier lors du dernier match du premier tour. Patrice Evra récupère le numéro porté par Eric Abidal.

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Belle brochette de défenseurs parmi les prédécesseurs de Raphaël Varane. Seul Patrick Vieira, milieu relayeur, s’est glissé dans la liste et y est resté pendant trois coupes du monde.

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Le seul numéro 5 à avoir gardé son numéro est William Gallas, en 2006 et 2010. A noter que le premier du lot, Jacques Grimonpron (1954), n’a jamais été aligné en Bleu.

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Avec le numéro 6 arrivent des milieux de terrain, comme Claude Makelele ou Youri Djorkaeff, qui avait même le profil d’un attaquant, en tout cas d’un neuf et demi.

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C’est incontestablement un numéro compliqué à porter, et encore plus à garder. En onze éditions, il a connu onze propriétaires. Si Didier Deschamps le portait en juillet 1998 quand il a brandi la coupe du monde, il n’a pas cessé de tourner depuis, Ribéry en sait quelque chose puisqu’il l’a cédé à Rémi Cabella trois jours avant d’embarquer pour le Brésil. A noter que Robert Mouynet (1958) n’a jamais joué en Bleu.

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Le 8 reste pour l’histoire le maillot de Marius Trésor à Séville (il le portait déjà en Argentine) et de Marcel Desailly expulsé contre le Brésil (et capitaine malheureux en Corée du Sud). A Valbuena de faire aussi bien que ces deux-là.

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Voici un numéro porte-poisse. Aucun des attaquants qui l’ont endossé depuis 1998 n’a marqué le moindre but. Une malédiction qui s’est aussi prolongée aux championnats d’Europe !

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C’est évidemment le numéro légendaire de Michel Platini et de Zinedine Zidane que va porter Karim Benzema, lequel l’a subtilisé à Sidney Govou. A noter toutefois que le premier 10 bleu en coupe du monde était un défenseur, le grand Robert Jonquet, et que Michel Platini ne l’avait pas encore en 1978.

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Le 11 a beaucoup tourné. Seul Sylvain Wiltord l’a porté deux fois, sans grande réussite d’ailleurs. Auparavant, il était plutôt utilisé par des milieux de terrain, comme Henri Michel ou René Girard. C’est majoritairement un numéro de remplaçant.

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Celui-là est l’un des plus intéressants : hormis Jean Djorkaeff et Claude Papi, il a plutôt porté chance à ses possesseurs, le dernier en date, Thierry Henry, l’ayant porté quatre fois. Rio Mavuba, qui ne perd jamais avec les Bleus, devrait en faire bon usage...

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Les footballeurs sont-ils superstitieux ? Sans doute pas Mickaël Silvestre, qui a gardé le 13 en 2002 et 2006. Hormis Armand Penverne en 1958, on ne peut pas dire qu’il a beaucoup aidé ses propriétaires successifs : Larios en 1982, Genghini en 1986, Diomède en 1998 ont disparu de la circulation après la coupe du monde.

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Le numéro de Jean Tigana va bien à Blaise Matuidi, qui est parti pour en être le digne héritier. Boghossian l’a gardé en 1998 et 2002 sans laisser de souvenirs impérissables, tout comme Saha en 2006.

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Le 15 est un tout-terrain, porté par Platini lors de son premier Mundial, mais aussi par un défenseur (Thuram), des milieux (Vercruysse, Herbet, Ferreri), des attaquants (Malouda, Bellone, Ben Tifour...).

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Jusqu’en 1986, le 16 était attribué à un joueur de champ. Puis Barthez l’a récupéré, gardé trois fois et transmis au deuxième gardien. Ruffier a au moins en commun la coupe de cheveux avec son champion du monde de prédécesseur...

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Trois grands buteurs en bleu se sont transmis le 17 : Just Fontaine, qui le portait en Suède, Bernard Lacombe avec lequel il a marqué son but historique contre l’Italie en 1978 et Jean-Pierre Papin. En marquant le millième but des Bleus contre le Brésil en 1998 (encore une année en 8), Petit l’a définitivement fait entrer dans l’histoire.

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Kopa n’a jamais porté le 10 en coupe du monde. C’était le 18, aussi bien en 1954 qu’en 1958. Moussa Sissoko n’a eu que cinq prédécesseurs avec ce numéro qui porte chance, puisque outre Dominique Rocheteau, qui l’a endossé trois fois, deux remplaçants ont bénéficié des circonstances pour se faire une place en finale mondiale (Lebœuf et Alou Diarra).

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Comme le 15, le 19 est un tout terrain qui a voyagé en défense (Sagnol) au milieu (Diaby, Karembeu, Leblond) ou en attaque (Oliver, Robuschi, Six, Stopyra). Comme Pogba est un peu tout ça, c’est un numéro qui lui va bien.

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Hormis Roger Piantoni en 1958, le 20 est un numéro de remplaçant. Rouyer et Xuereb ont très peu joué avec, Valbuena pas du tout, et Trezeguet, qui l’a porté trois fois, n’a été titulaire qu’en 2002, sans réussite.

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C’est le numéro porté par Jean Vincent en Suède, puis qui a été récupéré par quatre gardiens aux fortunes diverses (Carnus et Bergeroo n’ont pas joué, contrairement à Bertrand-Demanes, titulaire en 1978, et Castaneda, remplaçant en 1982). Depuis 1998, il circule parmi des fortes têtes qui ont l’art de se faire remarquer.

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Ce numéro qui a été longtemps le dernier de la liste a révélé deux surprises : le gardien monégasque Jean-Luc Ettori en 1982, titularisé à la surprise générale, et Franck Ribéry en 2006. Personne ne l’a porté deux fois.

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Ce n’est qu’en 2002 que la FIFA a autorisé un 23e joueur, permettant de doubler tous les postes en plus du troisième gardien. Mieux vaut ne pas avoir d’ambition avec ce numéro-là : ses deux premiers propriétaires ne sont jamais sortis du banc, et les chances du troisième ne sont guère plus élevées.

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