Ce que l’équipe de France doit au RC Lens

Publié le 12 mai 2020, mis à jour le 14 mai 2020 - Matthieu Delahais

Le grand club du Pas-de-Calais a vu passer 55 internationaux dont deux, Varane et Aréola, sont champions du monde en titre, un autre finaliste en 2006 (Alou Diarra) et trois champions olympiques en 1984 (Sénac, Brisson et Xuereb).

Le Racing Club de Lens, fondé en 1906, n’a que deux ans de moins que l’équipe de France. Il passe au statut professionnel en 1934 et accède à la première division en 1937. Après un bref retour à l’échelon inférieur (1947-1949), les Sang et Or retrouvent l’élite. Ils y remportent leurs premiers titres (Coupe Drago en 1959, 1960 et 1965) et sont aussi aussi vice-champions à deux reprises (1956 et 1957). Au terme de la saison 1967-1968, Lens redescend en seconde division. L’année suivante, les Houillères qui soutenaient financièrement le club sont contraintes d’abandonner et le Racing doit repartir au niveau amateur.

Le RC Lens en 1977-78
Le RC Lens en 1977-78
Debout, de gauche à droite : Tempet*, Joly, Hopquin, Flak, Krawczyk*, Leclercq ;
Accroupis : Marx, Elie, Françoise, Bousdira*, Six*.

La remontée est rapide (montée en division 1 en 1973) et le club rejoint vite les sommets mais sans remporter de titre (finaliste de la Coupe de France en 1975, vice-champion en 1977). Le club va ensuite rentrer dans le rang, en dépit de quelques participations européennes, et repasser par la deuxième division pendant trois saisons (1978-1979, puis 1989 à 1991). Ce n’est qu’à la fin du millénaire que les Sang et Or vont s’installer au sommet du football français (champions en 1998, vainqueurs de la Coupe de la Ligue en 1999) et tutoyer les sommets européens (demi-finalistes de la Coupe de l’UEFA en 2000).

Mais la chute ne sera que plus dure. Au terme de la saison 2007-2008, les Lensois retournent à l’échelon inférieur. Depuis, le club alterne entre les deux premières divisions (9 saisons en Ligue 2 pour seulement 3 en Ligue 1). Après cinq saisons de purgatoire, le RC Lens est de retour dans l’élite du football français. Charge aux joueurs de s’y maintenir, ne serait-ce que pour remercier le fabuleux public qui les a toujours soutenu pendant ces années de vaches maigres…


 

Titrés avec les Bleus

Deux Lensois sont passés tout près du titre suprême. Le plus amer est sans doute Pierre Laigle. Il est appelé dans une liste élargie à 28 joueurs avant la Coupe du monde 1998 mais fait partie des six exclus. Il assiste à la victoire des Bleus depuis chez lui alors qu’il aurait pu être sur le terrain. Huit ans plus tard, Alou Diarra foule la pelouse de Berlin (en remplaçant Patrick Vieira blessé) pour la seconde finale des Français mais voit le trophée finir dans les mains des Italiens.

Le RC Lens champion de France 1997-1998
Le RC Lens champion de France 1997-1998

Si aucun Bleu n’a été titré avec le maillot lensois, huit joueurs passés par le club artésien ont gagné un trophée en équipe de France. Bernard Lama a remporté la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000, Didier Six l’Euro 1984, Olivier Dacourt les Coupes des Confédérations 2001 et 2003 et Nicolas Gillet, Zouma Camara et Eric Carrière ont décroché la Coupe des Confédérations en 2001 et enfin Raphaël Varane et Alphonse Aréola sont devenus champions du monde en 2018. Il ne faut non plus oublier Roger Lemerre, sélectionneur lors de l’Euro 2000 et adjoint principal d’Aimé Jacquet lors de la Coupe du monde 1998.

On pourra finir en citant Didier Sénac, François Brisson et Daniel Xuereb, sacrés champions olympiques en 1984, alors qu’ils défendaient en club les couleurs lensoises. Les deux derniers ont même été les buteurs de la finale victorieuse face au Brésil (2-0).

Tableau des internationaux lensois

23 Lensois ont eu les honneur du maillot bleu pendant qu’ils étaient au club. Avec une astérisque, les joueurs qui étaient internationaux à leur arrivée à Lens.

joueursel.
Lens
total
sel.
% sel.
Lens
GNPdébut
Lens
fin
Lens
Maryan Wisniewski 33 33 100% 12 9 12 03/04/1955 28/04/1963
Georges Lech 16 35 46% 5 2 9 26/10/1963 26/03/1967
Xercès Louis 12 12 100% 7 3 2 16/10/1954 11/11/1956
Didier Six* 11 52 21% 6 3 2 26/06/1977 10/06/1978
Alou Diarra 11 44 25% 6 4 1 09/10/2004 09/07/2006
Guillaume Bieganski* 5 9 56% 2 1 2 30/10/1960 28/09/1961
Ladislas « Siklo » Smid 4 4 100% 0 1 3 08/04/1945 15/12/1945
Philippe Vercruysse 4 12 33% 1 3 0 31/05/1983 27/04/1988
Daniel Xuereb 3 8 38% 1 1 1 12/11/1983 25/06/1986
Tony Vairelles 3 8 38% 2 1 0 19/08/1998 14/10/1998
Edmond Novicki 2 2 100% 1 0 1 08/03/1936 24/01/1937
Michel Stievenard 2 2 100% 0 0 2 06/07/1960 09/07/1960
François Brisson 2 2 100% 2 0 0 10/11/1982 13/10/1984
Didier Sénac 2 3 67% 2 0 0 21/11/1984 08/12/1984
Pierre Laigle 2 8 25% 2 0 0 21/02/1996 27/03/1996
Daniel Moreira 2 3 67% 2 0 0 20/11/2002 30/04/2003
Raymond François 1 1 100% 1 0 0 08/03/1936 08/03/1936
Marcel Ourdouillié 1 1 100% 0 0 1 15/12/1945 15/12/1945
Jean Desgranges 1 1 100% 1 0 0 17/12/1953 17/12/1953
Paul Courtin 1 1 100% 1 0 0 22/10/1966 22/10/1966
Richard Krawczyk* 1 1 100% 1 0 0 23/12/1967 23/12/1967
Farès Bousdira 1 1 100% 1 0 0 24/04/1976 24/04/1976
Frédéric Déhu 1 5 20% 0 1 0 19/08/1998 19/08/1998

Si seulement 23 Lensois ont joué en Bleu, 32 autres internationaux français sont passés par la cité artésienne au cours de leur carrière. Onze d’entre eux ont été formés à Lens :
Roger Boury, à Lens entre 1945 et 1948, milieu de terrain, 1 sélection en 1952
Robert Budzynski, à Lens entre 1928-63, défenseur, 11 sélections entre 1965 et 1967
André Doye, à Lens entre 1945 et 1946, Attaquant, 7 sélections (5 buts) entre 1950 et 1952
Lazare Gianessi, à Lens entre 1943 et 1945, 1958 et 1959), ?, 14 sél entre 1952 et 1954
Geoffrey Kondogbia, à Lens entre 2010 et 2012, milieu de terrain, 5 sélections entre en 2013 et 2015
Casimir Koza, à Lens entre 1953 et 1957, attaquant, 1 sélection en 1962
François Ludo, à Lens entre 1949 et 1953, défenseur, 1 sélection en 1961
Julien Stopyra, à Lens en 1954 - 1 sélection en 1960
Marceau Stricanne à Lens en 1943-44 (début) - 1 sélection en 1951
Théodore Szkudlapski à Lens en 1953-58 (début) - 2 sélections en 1962-63
Raphaël Varane, à Lens entre 2010 et 2011,défenseur, 64 sélections (5 buts) entre 2013 et 2019

Geoffrey Kondogbia est un cas particulier, puisqu’il n’avait joué que des matches amicaux en équipe de France et a changé de nationalité sportive. Il défend depuis 2018 les couleurs de la république Centrafricaine (4 matches pour une réalisation).

Les 21 autres internationaux passés par Lens sont
Alphonse Aréola à Lens en2013-2014, gardien, 3 sélections entre 2018 et 2019
Georges Beaucourt (1944-1945), défenseur, 1 sélection en 1936
Zoumana Camara (2002-2004), défenseur, 1 sélection en 2001
Roger Carré (1950-1954), milieu de terrain, 2 sélections entre 1947 et 1949
Eric Carrière (2004-2008), milieu de terrain, 10 sélections (5 buts) entre 2001 et 2002
Clément Chantôme (2017-2018), milieu de terrain, 1 sélection en 2012
Bernard Chiarelli (1959-1962), milieu de terrain, 1 sélection en 1958
Olivier Dacourt (1999-2000), milieu de terrain, 21 sélections (1 but) entre 2001 et 2004
Jean Deloffre (1958-1965), milieu de terrain, 1 sélection en 1967
René Dereuddre (1957-1958), milieu de terrain, 6 sélections (1 but) entre 1954 et 1957
Rod Fanni (2002-2005), défenseur, 5 sélections entre 2008 et 2010
Patrice Garande (1989-90), attaquant, 1 sélection en 1988
Nicolas Gillet (2004-2007), défenseur, 1 sélection en 2001
Ignace Kowalczyk (1931-1933), milieu de terrain, 5 sélections (1 but) entre 1935 et 1938
Bernard Lama (1991-92), gardien, 44 sélections entre 1993 et 2000
Roger Lemerre (1973-1975), défenseur, 6 sélections entre 1968 et 1971
Loïc Remy (2008), attaquant, 30 sélections (7 buts) entre 2009 et 2014
Jean Sécember (1936), attaquant, 4 sélections (5 buts) entre 1932 et 1935
Guy Sénac (1963-1968), milieu de terrain, 2 sélection entre 1960 et 1961
Jean Taillandier (1964-1969), gardien, 3 sélections en 1960
Jean-Pierre Tempet (1983-84), gardien - 5 sélections entre 1982 et 1983

Matches avec le plus de Lensois

Le Racing a pu aligner au mieux deux joueurs en même temps sous le maillot bleu. Les premiers sont Raymond François et Edmond Novicki qui débutent tous les deux face à la Belgique le 8 mars 1936, alors que le club était encore en seconde division. Il faut ensuite attendre 1945 pour voir deux autres Sang et Or titularisés simultanément (Ladislas « Siklo » Smid et Marcel Ourdouillié, toujours face à la Belgique). Xercès Louis et Maryan Wisniewski ont également cet honneur face à la Suède en 1955, puis la Belgique en 1956. Wisniewski jouera aussi deux matches avec Michel Stievenard (lors du championnat d’Europe 1960) et à quatre reprises avec Guillaume Bieganski (entre 1960 et 1961). Georges Lech et Paul Courtin se croiseront une fois en sélection (1966, face à la Pologne). Daniel Xuereb et Philippe Vercuysse porteront le maillot Bleu ensemble à deux reprises en 1986 (Argentine, RFA). Les derniers Lensois à avoir défendu les couleurs nationales lors d’une même rencontre sont les champions de France 1998, Tony Vairelles et Frédéric Déhu (Autriche, 1998).

Les buteurs lensois

Six Lensois ont marqué sous le maillot bleu. Le meilleur est Wisniewski (12 réalisations), suivi de Georges Lech (4 buts). Viennent ensuite Jean Desgrange et Didier Six (2 buts), puis Edmond Novicki et Philippe Vercruysse (1 but). Deux d’entre eux seulement ont réalisé un doublé : Jean Desgrance lors de sa seule et unique sélection (victoire 8-0 face au Luxembourg en 1953) et Maryan Wisniewski (face à l’Angleterre en 1963, succès 5-2). Pour sa part Georges Lech a réussi à marquer lors de trois match de suite en 1966 (Pologne, Belgique, Luxembourg).

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Equipe type

L’équipe type des Lensois s’articule autour d’un 4-4-2, qui devrait être sans gardien puisqu’aucun portier n’a défendu les buts français alors qu’il évoluait à Lens. Le choix se porte donc sur Bernard Lama (Lensois lors de la saison 1991-1992), même si Alphonse Aréola (2013-2014) aurait aussi pu prétendre au rôle.

La défense est constituée de trois joueurs formés en Artois. Les deux champions de France Pierre Laigle (1990-1996) au poste d’arrière gauche (même s’il aurait aussi pu jouer au milieu) et Frédéric Déhu (1991-1999) dans l’axe de la défense sont rejoints par Didier Sénac (1977-1987) sur le côté droit. Guillaume Bieganski (1959-1963) complète cette ligne arrière dans l’axe.

Le milieu est constituée d’Alou Diarra (2004-2006) en sentinelle. Devant lui, trois légendes du club : Xercès Louis (1949-1957) et Georges Lech (1962-1968) sur les côtés et Tony Vairelles (1995-1999 puis 2003) en meneur de jeu. L’attaque est animée par le duo Didier Six (1977-1978) Maryan Wisniewski (1953-1963).

Sur les onze joueurs de cette équipe, cinq joueurs ont été formé à Lens (Pierre Laigle, Frédéric Déhu, Didier Sénac, Georges Lech et Maryan Wisniewski) et trois ont été champions avec les sang et or (Pierre Laigle, Frédéric Déhu et Tony Vairelles). Didier Sénac a également été entraîneur adjoint du club à trois reprises (1998-2001 puis 2004-2006 et enfin 2012-2013) contribuant notamment à la victoire en Coupe de la Ligue en 1999.

Joueurs emblématiques

Maryan Wisniewski est l’international compte le plus de sélections en tant que joueur lensois. Ses 33 matches en Bleu ont tous eu lieu alors qu’il défendait les couleurs de son club formateur. Il n’a que 18 ans et 59 jours lors de sa première sélection, ce qui en fait un des plus jeunes internationaux de l’histoire. Son parcours en Bleu le mène en Suède, où il marque à deux reprises et voit la France terminer troisième, puis au premier championnat d’Europe en 1960 où les Tricolores terminent quatrièmes. A l’issue de la saison 1962-63, il quitte Lens pour la Sampdoria de Gênes. Ce départ met un terme à sa carrière en équipe de France alors qu’il n’a que 26 ans. Avec 12 buts marqués, il est actuellement le 29e meilleur buteur de l’histoire.

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Xercès Louis est né en Martinique. Il arrive en Métropole après la seconde guerre mondiale, et suite à un crochet par Lyon, débarque à Lens en 1949. Il s’impose vite comme un pilier du club et seules ses origines vont retarder son arrivée en équipe de France. Il fait parti de l’équipe retenue pour la Coupe du monde 1954 mais ne joue aucune rencontre. Il débute sa carrière en Bleu par une belle victoire en RFA, championne du monde en titre (16 octobre 1954, 3-1). Sa prestation face à l’Espagne (17 mars 1955, 1-2) retient aussi l’attention et lui vaut le surnom de « el négro volante ». Sa carrière en équipe de France ne contient que des matches amicaux, hormis sa dernière sélection qui était une rencontre qualificative pour la Coupe du monde 1958 (11 novembre 1956, Belgique 6-3). Au cours de ses 12 capes, il a réussi à battre en plus de la RFA et l’Espagne, l’URSS (2-1, 21 octobre 1956) et l’Angleterre (15 mai 1955, 1-0). Le RC Lens lui a rendu hommage en nommant l’une de ses tribunes avec son prénom.

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Didier Six est formé à Valenciennes et passe une saison à Lens (1977-78). Cette saison, marquée par l’exploit face à la Lazio de Rome en Coupe d’Europe (victoire 6-0 après prolongations avec un doublé de Six, après un revers 0-2 à l’aller), se termine pourtant par une relégation en seconde division. Au cours de cette année, Six est sélectionné 11 fois en Bleu, marque à deux reprises (Brésil et Iran) et participe à la phase finale de la Coupe du monde 1978 (trois matches joués). Grand voyageur, Six va continuer sa carrière en passant par une bonne dizaine de clubs et jouera en équipe de France jusqu’en 1984. Il participe à la Coupe du monde 1982, où il rate son tir au but en demi-finale face à la RFA, mais se rattrape deux ans plus tard en devant champion d’Europe.


 

Tony Vairelles est l’un des joueurs emblématiques de la période dorée du RC Lens. Arrivé en Artois au début de la saison 1995-96, il s’impose rapidement et devient par sa combativité l’un des chouchous du Stade Bollaert. Il remporte le titre de champion en 1998 puis la Coupe de la Ligue la saison suivante. En dépit de sa belle saison 1997-98, Tonygol ne fait pas parti du groupe sacré champion du monde mais débute en Bleu lors du match de reprise face à l’Autriche. Sa carrière en équipe de France ne va durer que deux saisons (8 sélections, 1 but). Il participe à trois matches éliminatoires pour l’Euro 2000 (Russie, Andorre et Islande) et marque son seul but contre la Croatie en amical. Bien que présent lors des matches amicaux avant l’Euro 2000, il n’est pas retenu dans la liste (où Roger Lemerre lui préférera David Trezeguet) et ne reviendra plus en Bleu.

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Alou Diarra est le seul Lensois à avoir disputé une finale de Coupe du monde. C’était en 2006 et il était entré en jeu à la 57e minute à la place de Vieira qui venait de se claquer. Parti très tôt à l’étranger (au Bayern à 19 ans puis à Liverpool à 21 ans sans avoir pu jouer dans aucun de ces clubs), Diarra va se faire prêter successivement au Havre, à Bastia puis Lens à partir de 2004, pour trouver du temps de jeu. Définitivement transféré dans le club nordiste en 2005, il connaît ses premières sélections lors de les éliminatoires de la Coupe du monde 2006 et participe à deux matches de la phase finale (Togo, Italie). Il quitte Lens pour Lyon et poursuit sa carrière en Bleu jusqu’en 2012, sans jamais réussir à s’imposer comme un réel titulaire (en dépit de 44 capes).

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Trois sélectionneurs dont un champion d’Europe

Trois entraîneurs passés par Lens sont devenus sélectionneur national. Le premier y a joué quatre ans, le second a entraîne le club trois ans et le dernier a terminé sa carrière de joueur en Artois, avant d’entrainer le club. Ce n’est qu’ensuite qu’ils sont devenus sélectionneur, avec des résultats assez variés.

Louis Dugauguez a débuté sa carrière de joueur professionnel à Lens où il reste quatre ans (1936-1940). Sa carrière, rendue difficile par la seconde guerre mondial, ne lui a pas permis de devenir international A, même s’il a le bonheur de jouer en équipe de France amateur. Entre 1948 et 1963, il entraîne Troyes avec qui il remporte deux Coupes de France (1956 et 1961). En juillet 1967, il est nommé directeur de l’équipe de France pour une durée de trois ans avec en charge les équipes A, B et espoirs. Mais Dugauguez n’arrive pas à trouver la bonne recette et quitte ses fonctions un an et demi plus tard après un revers à domicile contre la Norvège.

Gérard Houllier est instituteur de formation, mais va entraîner des équipes progressivement de plus en plus huppées pour arriver au RC Lens entre 1982 et 1985. Il qualifie les sang et or pour l’Europe à l’issue de sa première saison et en 1984 trois de ses protégés deviennent champions olympiques. Après une nouvelle expérience de trois ans au Paris Saint-Germain (champion en 1986), il rejoint l’équipe de France et devient l’adjoint de Michel Platini (1988-1992), puis Directeur technique national de 1989 à 1998. Après le départ de l’ex numéro 10, il est sélectionneur mais ne réussit pas à qualifier la France pour la Coupe du monde 1994 et doit démissionner. Il reste à la FFF et encadre les sélections de jeunes (Champion d’Europe junior en 1996) avant de partir pour Liverpool en 1998. Il revient 9 ans plus tard et reprend son rôle de DTN, mais quitte cette fonction en 2010.

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Roger Lemerre (6 sélections), qui a porté les couleurs lensoises à la fin de sa carrière (1973-1975), est par la suite devenu entraîneur. Il coache les Artésiens à deux reprises (saison 1978-1979, puis un intérim en 1997), mais entraîne aussi l’équipe de France militaire pendant 10 ans (1986-1996) avec laquelle il est champion du monde en 1995. Il devient l’adjoint d’Aimé Jacquet à partir de 1998. Après le sacre mondial du 12 juillet, il prend le poste de sélectionneur et remporte successivement le championnat d’Europe 2000 et la Coupe des Confédérations 2001. L’échec de la Coupe du monde 2002 (trois défaites, aucun but marqué) mettra un terme à sa mission alors qu’il venait de prolonger son contrat avec la FFF jusqu’en 2004. Mais il rebondit assez rapidement en devenant sélectionneur de la Tunisie. Il commence son parcours avec sa nouvelle équipe face aux Bleus (à Radès, le 21 août, score de parité 1-1). Son expérience à la tête des Aigles de Carthage sera couronnée de succès. Il devient champion d’Afrique en 2004 et reste à ce jour le seul entraîneur à avoir remporté l’Euro et la CAN.

Quand les Bleus jouent à Bollaert

Il faut attendre 1976 pour voir les Bleus dans l’antre des sang et or, pour un match amical face à la Pologne (2-0). C’est à cette occasion que Farès Bousdira connaîtra sa seule sélection en équipe de France, en remplaçant Jean-Marc Guillou juste avant l’heure de jeu.

Le stade Bollaert va par la suite souvent recevoir l’équipe nationale avant les phases finales de grandes compétitions. En juin 1992, Les Pays-Bas de Marco Van Basten, champions d’Europe en titre, viennent défier les Français juste l’Euro suédois sans pouvoir s’y imposer (1-1). Quelques mois avant la Coupe du monde 1998, c’est l’Afrique du Sud qui s’y incline 2-1 (première sélection et premier but de Stéphane Guivarc’h, mais aussi première sélection de Thierry Henry). En mai 2006, les Danois sont battus sur la pelouse lensoise (2-0), le Costa Rica y est battu (2-1) lors de la première sélection et du premier but de Mathieu Valbuena. Enfin, les Bleus terminent leur saison 2016 sur un triste 0-0 face à la Côte d’Ivoire.

Trois matches de compétition se sont déroulés à Bollaert : deux victoires faciles en qualification pour le championnat d’Europe (Malte 6-0, le 29 mars 2003) et la Coupe du monde (Féroé 3-0, le 3 septembre 2005), mais surtout la qualification en huitième de finale de la Coupe du monde 1998 face au Paraguay (1-0, but en or de Laurent Blanc).

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