L’explosion d’Amoros, la folle nuit de Séville, l’arrivée de Luis Fernandez : l’année de Thriller et de E.T. n’a manqué ni de grandes frayeurs ni de belles émotions. Elle a surtout vu les Bleus changer de statut.
1982, une année dans le siècle

La première coupe du monde de Maradona aura été marquée par le grand retour du Brésil de Santana et des Bleus de Hidalgo, et l’émergence du foot africain avec le Cameroun et l’Algérie qui ont mis à l’amende les deux finalistes. Mais à la fin c’est Paolo Rossi qui met tout le monde d’accord.
L’explosion d’Amoros, la folle nuit de Séville, l’arrivée de Luis Fernandez : l’année de Thriller et de E.T. n’a manqué ni de grandes frayeurs ni de belles émotions. Elle a surtout vu les Bleus changer de statut.
Héros de Séville à vingt ans, auteur d’un coup de boule à l’Euro, capitaine pendant quatre ans, recordman des sélections durant un septennat, Amoros est l’un des cinq meilleurs latéraux français de l’Histoire.
Ainsi donc, l’immense Socrates est mort à 57 ans, prématurément comme il se doit. Capitaine d’une des plus belles équipes de tous les temps, jamais titré en sélection, il restera pour toujours un des plus grands adversaires que les Bleus aient jamais croisé.
Version obscure de ses petites sœurs de Marseille et de Guadalajara, la demi-finale sévillane du Mundial 1982 concentre en deux heures et quart bonheur, colère, admiration et chagrin, en un va-et-vient machiavélique au terme duquel l’équipe de France sortira grandie et celle d’Allemagne ébranlée.
Alors que Philippe Mexès s’est rompu le ligament croisé et sera forfait au moins quatre mois, retour sur trois blessés historiques : Robert Jonquet en juin 58, Patrick Battiston en juillet 82 et Patrick Vieira en juillet 2006.